Une sensibilisation à la relation d’aide a été proposée. Cette sensibilisation reprenait les théories de
Carl Rogers et Elias Porter. L’objectif de cette sensibilisation était de démontrer comment une écoute
attentive des individus peut permettre d’adapter le message de prévention et d’éventuellement proposer
l’utilisation du préservatif féminin.
1) L’écoute selon Carl Rogers.
a- les attitudes de la relation d’aide :
- L’écoute : savoir se taire et saisir le contenu et les sentiments que la personne exprime, écouter
l’histoire, saisir le sens du non verbal, faire attention à ses propres pensées et émotions.
- L’acceptation : indiquer à la personne par ses attitudes et ses comportements qu’on essaye de la
comprendre et de l’accepter totalement afin d’aider la personne à restaurer son image de soi et à
développer une plus grande estime de soi.
- L’absence de jugement : le jugement positif comme négatif peut constituer un obstacle à la
progression de l’entretien.
- L’empathie : c’est la capacité à percevoir et à comprendre les sentiments de l’autre en faisant
abstraction le plus possible de son propre univers.
- Congruence : l’écoutant doit savoir écouter ses émotions intérieures et les écouter.
b- Les techniques :
- La reformulation,
- L’investigation, l’exploration,
- L’interprétation,
- Centrer sur le ressenti et les émotions,
- La focalisation et la réappropriation de l’histoire : toujours revenir à la personne, ce qu’elle ressent, ce
qu’elle prévoit de faire ici et maintenant. Considérer l’autre comme un être en développement.
- La confrontation,
- Les silences.
2) Les attitudes d’écoute selon Elias Porter.
a- L’attitude de décision :
on indique à l’autre ce que l’on ferait à sa place, on le conseille. Cette
attitude peut créer un faux climat de sécurité, une dépendance, une décharge de
responsabilité, une action trop vite engagée.
b- L’attitude de jugement :
on porte un jugement positif ou négatif. Cette attitude peut entraîner un
blocage, une perte de confiance et une orientation de la conversation.
c- L’attitude de soutien :
on rassure, minimise la situation. Cette attitude peut entraîner une fausse
sécurité, l’interlocuteur, momentanément renforcé, risque de ressentir d’avantage le poids de
ses difficultés par la suite.
d- L’attitude d’enquête et d’investigation : on pose des questions, on interroge. Si l’attitude est
trop prononcée, il existe un risque de réaction de gêne, voire de refus ou d’hostilité si l’attitude
d’enquête est vécue comme de l’indiscrétion ou de l’inquisition.
e- L’attitude d’interprétation : on tente d’expliquer à autrui le sens de ses pensées ou de son
action pour l’aider à y voir plus clair. Il existe un risque de refus et d’hostilité, au minimum de
cacher à l’interlocuteur ses véritables problèmes. Risque également d’erreur complète pouvant
avoir de graves conséquences.
f- L’attitude d’écoute, de compréhension et de reformulation : on tente de ré exprimer ce qu’autrui
vient de dire en respectant sa façon de sentir, mais sans s’impliquer au niveau de l’affectivité.
Cette attitude entraîne une confiance, une sécurisation favorables à la poursuite du dialogue.
D’autre part elle laisse à l’interlocuteur le maximum de liberté, donc tend à le responsabiliser.
Source: Sida Info Service
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